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Test – Resident Evil Requiem : un retour aux sources réussi malgré quelques limites

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Test – Resident Evil Requiem : un retour aux sources réussi malgré quelques limites

Avec Resident Evil Requiem, neuvième épisode majeur de la saga Resident Evil, Capcom propose un jeu qui oscille entre hommage à la série et tentative de synthèse de ses différentes identités. Après les deux derniers opus un peu à part, cet épisode donne clairement l’impression d’un retour aux sources, aussi bien dans son ambiance que dans sa structure.

Une première moitié brillante et originale

Au départ, tout fonctionne à merveille. La première moitié de Resident Evil Requiem fait partie des expériences horrifiques les plus originales que la série ait proposées depuis longtemps. L’histoire suit principalement Grace Ashcroft, une analyste du FBI qui enquête sur des morts mystérieuses liées au passé de sa famille.

Son enquête la conduit dans des lieux inquiétants comme l’hôtel Wrenwood et la replonge indirectement dans les événements de Raccoon City, catastrophe centrale de l’univers de la série.

Les premières heures sont particulièrement marquantes : l’ambiance est oppressante, les ressources sont limitées et chaque rencontre avec un ennemi peut tourner au cauchemar. Cette approche rappelle les épisodes les plus horrifiques de la saga et fonctionne admirablement bien.

Deux personnages, deux façons de survivre

La grande idée du jeu repose sur l’alternance entre Grace Ashcroft et le vétéran de la série Leon S. Kennedy.

Et c’est là que Requiem m’a particulièrement convaincu.

Avec Grace, on joue presque un survival horror pur :

  • très peu de munitions

  • infiltration et esquive

  • exploration et énigmes

  • gestion des ressources extrêmement tendue

Chaque balle compte et l’on se retrouve souvent à éviter les ennemis plutôt qu’à les affronter.

À l’inverse, lorsque l’on incarne Leon, le ton change complètement. Le personnage dispose d’un arsenal bien plus conséquent et peut affronter les créatures frontalement. L’action devient alors plus spectaculaire et dynamique, avec des combats nerveux et des séquences dignes d’un film d’action.

Cette alternance entre infiltration et action m’a beaucoup plu. Elle donne l’impression de jouer deux facettes différentes de la saga, tout en conservant une vraie cohérence. Les deux styles se complètent très bien et reflètent parfaitement l’évolution de la série au fil des années.

Un hommage évident à toute la saga

Resident Evil Requiem se présente aussi comme une sorte de best-of de la franchise. Le jeu multiplie les références aux anciens épisodes, que ce soit à travers les lieux, les monstres ou certains éléments scénaristiques liés aux événements passés.

Les fans de longue date y trouveront de nombreux clins d’œil et un véritable hommage aux trente ans de la série. Ce côté fan service peut parfois être un peu appuyé, mais il participe aussi au plaisir de retrouver cet univers.

Une fin plus convenue

Malheureusement, cette excellente première moitié laisse place à une seconde partie un peu moins inspirée. Au fil de l’aventure, le jeu retombe progressivement dans certains clichés de la franchise :

- quêtes artificiellement rallongées

- situations déjà vues

- rythme moins maîtrisé.

 

L’équilibre entre originalité et tradition reste globalement réussi pendant une bonne partie du jeu, mais la fin donne parfois l’impression que l’expérience rentre dans une zone de confort.

Une réalisation impressionnante

Techniquement, le jeu est irréprochable. Les environnements sont très détaillés, les animations excellentes et la violence des affrontements est particulièrement impressionnante. Les effets de lumière, les textures et le gore profitent pleinement du moteur graphique de Capcom, rendant certaines scènes aussi spectaculaires que dérangeantes.

L’ambiance sonore participe aussi énormément à l’immersion : la musique reste discrète et laisse surtout place aux bruits environnants, ce qui renforce la tension.

Verdict

Resident Evil Requiem est un épisode ambitieux qui cherche à rassembler toutes les facettes de la saga. Sa première moitié est remarquable et propose certains des moments d’horreur les plus marquants de la série.

Malgré une seconde partie un peu plus classique, le jeu reste une excellente expérience, notamment grâce à l’alternance entre Grace et Leon qui apporte une vraie variété de gameplay.

Pour les fans, c’est surtout un vrai retour aux sources, un épisode qui rappelle pourquoi Resident Evil reste l’une des références du survival horror.

 

 

La note de la rédac : 8/10 !

Points forts

  • Un vrai retour aux sources de la saga
  • Deux personnages, deux styles de jeu complémentaires
  • Une première moitié particulièrement réussie
  • Un gameplay varié et bien équilibré
  • Un scénario très lié à l’histoire de la saga
  • Des moments d’action spectaculaires avec Leon
  • Une réalisation technique impressionnante
  • Un sound design très immersif
  • Un contenu riche en références pour les fans
















Points faibles

  • Une seconde moitié moins marquante
  • Des mécaniques parfois répétitives
  • Un contraste parfois trop marqué entre les deux styles de jeu
  • Un scénario parfois un peu tiré par les cheveux
  • Les nombreuses références aux anciens épisodes, notamment aux événements de Raccoon City, peuvent parfois sembler un peu forcées.
  • Durée de vie correcte mais pas exceptionnelle





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